Être parent aujourd’hui n’a jamais semblé aussi exigeant. Entre les conseils des spécialistes, les réseaux sociaux, le suivi scolaire, les activités extrascolaires et le désir de bien faire, beaucoup de parents ont le sentiment qu’ils doivent être présents partout, tout le temps.
Ce phénomène porte un nom : l’hyper-parentalité.
Quand vouloir bien faire devient une pression
L’hyper-parentalité se caractérise par une forte implication dans la vie de l’enfant * : surveiller, anticiper, organiser, accompagner, encourager… avec l’idée que chaque décision pourrait influencer son avenir.
Bien sûr, s’intéresser à son enfant et répondre à ses besoins est essentiel. Mais lorsque cette implication devient permanente, elle peut générer du stress chez les parents et parfois limiter l’autonomie de l’enfant.
À force de vouloir tout contrôler, on risque d’oublier qu’apprendre passe aussi par l’expérience, les erreurs, les petits défis du quotidien et la co-éducation.
Les enfants ont besoin de présence… mais aussi d’espace
Un enfant n’a pas besoin de parents parfaits puisque cela n’existe pas…
Il a surtout besoin de parents suffisamment présents pour l’écouter, le soutenir et lui offrir un cadre sécurisant.
Laisser son enfant résoudre un petit conflit, gérer un oubli ou trouver une solution à un problème adapté à son âge lui permet de développer sa confiance en lui et ses capacités d’adaptation.
Grandir, c’est aussi apprendre à faire seul, progressivement.
Et si nous relâchions un peu la pression ?
Dans une société où les modèles parentaux sont omniprésents, il est facile de se comparer et de douter de ses choix.
Pourtant, être un « bon parent » ne signifie pas être disponible à chaque instant ni répondre parfaitement à toutes les situations. Cela signifie avant tout construire une relation fondée sur l’amour, la confiance et le respect.
Accepter de ne pas tout maîtriser est parfois l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse offrir à son enfant… et à soi-même.
Le plus important c’est de se poser des questions, de prendre du recul sur sa parentalité et en cas d’erreur d’être capable de l’admettre pour en parler à son enfant.
Reconnaître ses erreurs est une preuve d’intelligence et non un aveu de faiblesse.
À retenir
Être présent pour son enfant est fondamental. Être partout, tout le temps, ne l’est pas forcément. En lui laissant l’espace nécessaire pour expérimenter et grandir, nous lui transmettons un message essentiel :
« Je suis là pour toi, et j’ai confiance en ta capacité à avancer. »
Parce qu’au fond, l’objectif de l’Éducation c’est que les enfants apprennent peu à peu à voler de leurs propres ailes.
*Pour aller plus loin : « Et si nous laissions nos enfants respirer ? » de Bruno Humbeeck Psychopédagogue et Docteur en Sciences de l’Éducation en Belgique.
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